1 / Un bar, au hasard a Paris, le 3eme lieu (l’Unity, le 3W, le So What .. ca revient au meme)(quoique .. mais j’y reviendrai).
a) vous la jouer poete rebelle, litteraire super au-dessus de toutes ces petits contigences materielles que seront l’amitie, l’amour, la musique etc . : tres exactement, ouvrir ce livre, adossee au mur en esperant qu’une fille trouvera ca hyper mignon et viendra vous demander le titre, l’auteur et si le poste a cote de vous dans le lit est libre. C’est encore plus perdu Quand vous etes accompagnee par Notre lesbienne : celle qui les fait toutes craquer et qui recupere des numeros de tel plus vite que lucky luke ne tire (et qui les garde pour elle)(des numeros).
b) vous asseoir au bar et ne voir que ce verre : toutes vos plusieurs voisines vont affirmer que vous etes alcoolique quand bien aussi c’est du jus d’orange que vous buvez.
c) craquer sur l’hetero en soiree. Vous avez un probleme de gaydar assez notable. Plus en general, coincer sur la fille que vous n’aurez jamais (il y en a forcement)(en general votre sont celles que vous aimeriez bien etre si les poules avaient des dents) et, par consequent, ne point voir la miss qui vous sourit depuis une heure.
2 / sur le web (vous avez La selection : gayvox, gaypax, mytilene. )
a) amener votre ex dans votre annonce : rien de pire que de penser qu’on servira de pansement (meme si une infirmiere va etre tres sympathique).
b) etre trop intransigeante et trop “demandeuse” rapidement : certes un couple lesbien va vite mais eviter de lui demander de jurer fidelite au bout de trois heures de discussion peut etre une agreable initiative, voir une tres belle. C’est normal d’avoir des “conditions” mais si vous ne connaissez gui?re son prenom attendez legerement avant de lui parler pacs, bambins et triolisme.
Cela y en a d’autres, beaucoup d’autres. Si vous avez decouvert ou lu des trucs qui vous ont franchement fait dire “non nullement possible”, hesitez pas a le penser ici, ca est en mesure de i chaque fois servir !
Kesako que Cineffable. En officiel c’est un festival des films feministes et lesbiens. En officieux c’est THE rassemblement de lesbiennes a Paris. Facile il y a que des filles. Partout des filles. Si t’as un truc entre les jambes qui, un jour, a fait dire a ta grand-mere “oh le beau garcon que voila” .. bah t’as gui?re le droit d’entrer. Et ouaip.
Comme je suis facilement impressionnable forcement j’en menais gui?re trop large la premiere fois. A force on s’y habitue. L’idee reste peut-etre un brin trop militante me concernant (j’suis loin d’etre une feministe enragee) mais c’est l’occasion d’observer de bons films, longs ou courts.
Rapidement (parceque sinon j’y me sens encore demain et vous vous serez plus la)(si tant reste qu’il y ait i nouveau des gens qui nous lisent).
Vendredi : Court-metrage Pauline : rien de transcendant. Par Notre realisatrice une naissance des pieuvres : Celine Sciamma Long metrage : Mein Freund aus Faro. Miam Afin de l’actrice qui jouait Mel/Miguel.
Dimanche :Deux seances dont une specialement Afin de S. intitulee “et elles eurent beaucoup d’enfants . ” (faudra que je vous en parle de ca tiens..). De bonnes surprises, parmi elles No Bikini que j’ai vraiment adore (petite fille qui refuse de mettre le haut de maillot de bain a la piscine) et ce docu tracant le ardu chemin d’un couple lesbien finlandais vers un le desir d’enfant. Cela qu’il y a de bien a Cineffable c’est qu’on y croise toujours des gens qu’on connait.. meme des Lilloises !
Notre deuxieme seance, avec defaut (au moins pour le groupe que nous etions), tournait autour d’la musique. Asia Diva etait vraisemblablement le plus regardable (quand on oublie les soucis de sous titrages). Un clip des Indigo Girls et un docu sur les Flamming Pussy completaient la chose.
Entre les deux, un detour via le stand de Violette and Co histoire d’acquerir le bouquin d’Axelle Stephane (le resume viendra quand il sera lu)(sinon c’est pas trop logique) et la bd une p’tite Blan. juste pour agrandir notre bibli arc-en-ciel !
que celui-ci a dit le mec (l’article petit mec. Le mecton tres con) et moi, tres conne, j’ai repondu non avec un sourire et on a continue a marcher.
Trop gentille Stieg, trop conne vraisemblablement aussi. Un brin peureuse. Ils etaient 4 et dans le quartier de la ou on habite, avec S. bah .. les petits groupes de gars on sait pas trop des fois votre qu’ils ont au crane (a la main, facile, c’est du Fanta. On a en racaille Fanta nous..) alors on fera un peu profil bas et on continue d’avancer.
S. et moi ne sommes pas des lesbiennes hyper reconnaissables et le jeune homme a juste du sortir ca comme insulte prise au hasard. Il semble juste tombe tres a propos.
S. et moi pensions probablement etre “protegees” des agressions, des regards en biais, des messes basses .. finalement non. On avait oublie qu’un jour ou l’autre, parcequ’on est ce qu’on reste, parcequ’on aura eu le malheur de laisser passer nos sentiments dans un regard, dans un sourire .. on se prendra une insulte, votre crachat ou un coup.
S. et moi, a ce petit mec, on aurait du lui dire que si on n’avait pas de feu on avait au moins un cerveau.
On voit de cela quelques annees j’avais encore coutume d’aller voir du cote des garcons De quelle fai§on ca se passait (meme si bon je savais a peu pres comment ca se passait, me sens pas nee une derniere pluie faudrait gui?re croire !). De la l’habitude de me definir comme bi. Cela devoile, se dire bisexuelle n’est pas toujours la chose la plus facile a assumer, surtout au contact des lesbiennes qui ont mode a se mefier des que le mot est prononce (une bonne raison a ce qui : de nombreuses bisexuelles disent avoir besoin des deux sexes en aussi temps libre et cela rend compliquee la notion de fidelite et, surtout, qui ne correspond que peu casualdates application rencontre a Notre “fusion” qui peut unir 2 meufs ensemble).